L'accident de Tchernobyl et ses conséquences en France

5. ENSEIGNEMENTS ET PREVENTION

A Tchernobyl, les études faites postérieurement à l'accident ont fait apparaître un défaut de sûreté à la conception et de sensibilisation du personnel à la sûreté. L'accident n'a pu se produire que parce que le personnel avait une formation insuffisante.
Après l'accident, un groupe de travail [7] rassemblant des experts de sûreté français et allemands a été chargé sur place de tirer tous les enseignements de cet accident, et en collaboration avec leurs homologues russes, d'améliorer l'organisation, les procédures et la formation des agents. En particulier, la formation sur simulateur dispensée depuis plusieurs décennies en Occident a été introduite dans les pays de l'Est.
De nombreux accords de coopération lient maintenant les organismes de sûreté des pays de l'Est avec ceux des pays occidentaux, en particulier l'IPSN, et ont conduits à améliorer la sûreté des réacteurs RBMK encore en exploitation..
Le développement de l'aide à l'analyse et à la formation, l'amélioration des plans d'urgence ou d'évacuation, la multiplication des exercices de crise (actuellement la fréquence est proche de 1 par mois), la distribution de pastilles d'iode stable à la population environnant les sites sensibles afin de diminuer, par une prise en temps voulu, une éventuelle charge en iode radioactif, sont autant de voies développées.
Bien évidemment, les enseignements tirés de l'accident de Tchernobyl, comme celui de TMI ont permis d'améliorer la conduite et la sûreté des réacteurs existants dans le monde ; ils se concrétiseront par de futures installations plus sûres encore et dont les conséquences d'un éventuel accident ne devraient plus pouvoir affecter gravement la population.

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Association des Retraités du groupe CEA, indépendante de l'Etablissement Public de Recherche             haut de page —>>haut de page