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PRISE EN COMPTE DU RISQUE SISMIQUE DANS LES INSTALLATIONS NUCLEAIRES
(fiche n° 9)
Au lendemain des récents tremblements de terre enregistrés
en Italie, une campagne de désinformation a été
lancée par l'association "Sortir du Nucléaire"
et abondamment relayée le 4 novembre 2002, par les médias.
Le but était d'affoler le public (une fois encore !) en lui faisant
croire qu'un grand nombre de Centrales Nucléaires françaises
ne résisteraient pas à un séisme. M. André-Claude
Lacoste, responsable de la Direction Générale de la Sûreté
Nucléaire et de la Radioprotection (DGSNR) , opposait immédiatement
un démenti formel.
La coïncidence est purement fortuite, mais la diffusion de la présente
fiche apportera des précisions sur le sérieux et la fiabilité
des dispositions parasismiques mises en œuvre dans les Installations
Nucléaires.
1. INTRODUCTION 
Parmi les risques naturels, le séisme est retenu dans toutes
les études de sûreté des installations à
risques spéciaux dont font partie les Installations Nucléaires
de Base (I.N.B).
Si la sismicité dans le territoire français est modérée
voire faible dans la plupart des régions, il existe néanmoins
une activité sismique permanente, en particulier autour du bassin
méditerranéen où le séisme survenu à
LAMBESC (Bouches-du-Rhône), au début du 20ème siècle,
a laissé un souvenir vivace. Tout habitant a ressenti à
un moment ou à un autre des vibrations du sol et qui n’a
pas entendu parler de séisme ? Il est donc logique de s’interroger
sur la manière dont le phénomène est pris en compte
sur les sites industriels nucléaires ou sur les Centres d’études.
Un effort important d’information a été mené,
en particulier à la suite de la prise en compte des remarques
concernant le centre d’études de Cadarache (cf. annexe)
faites par les autorités de sûreté d'alors (Direction
de la Sûreté des Installations Nucléaires –
DSIN - dépendant des ministères de l’Industrie et
de l’Environnement devenue depuis la DGSNR). Les principaux documents
d’information sont rappelés en référence.
La présente fiche se veut donc plus informative qu’exhaustive
et reprend les éléments de base nécessaires à
la compréhension des séismes et de leur impact
2. QUELLES SONT LES CAUSES D’UN SEISME ET A QUOI CORRESPOND-IL? 
La théorie de la dérive des continents explique la carte
géographique du monde telle que nous la connaissons de nos jours.
Elle implique que le mouvement des plaques de la croûte terrestre
se poursuit. Ainsi, pour la région méditerranéenne,
le rapprochement entre les plaques africaine et eurasienne s’effectue
à une vitesse de l’ordre de 1 cm par an. Les forces s’exercent
de manière continue ; mais, comme dans tout glissement, des points
de résistance apparaissent localement, des contraintes peuvent
être accumulées pendant des décennies voire pendant
des millénaires. Le séisme est le résultat du relâchement
brutal des contraintes. L’énergie libérée
peut être considérable.
3. COMMENT SE MANIFESTE L’ENERGIE LIBEREE ? ONDES SISMIQUES 
L’essentiel de l’énergie libérée au
foyer de la secousse est dissipé dans la création de fractures
ou de déformations des couches géologiques, ou encore
par échauffement des sols dans la zone de déplacement.
Une faible partie est émise sous forme d’ondes, c’est-à-dire,
de mouvements vibratoires du sol, qui sont transmises depuis le point
de rupture jusqu’à la surface. Inventée par RICHTER,
la notion de magnitude du séisme qui s’exprime dans une
échelle en degrés (chiffres arabes) caractérise
l’énergie libérée au point de départ
(épicentre). Cette échelle est logarithmique et elle n’a
donc pas de limites (ni inférieure, ni supérieure). Pour
un des séismes les plus dévastateurs comme celui de CHICHI
(Taiwan) en 1999, la magnitude a atteint 7,7.
La propagation du mouvement dans le sol a lieu de la même manière
que le son dans l’air ou comme les ronds observés autour
du point d’impact d’une pierre à la surface d’un
plan d’eau.
C’est en surface que nous pouvons constater ce mouvement vibratoire
dans notre vécu (déplacements de petits objets, balancement
des lustres, sensation de perte d’équilibre) et que peuvent
être effectuées observations et mesures. Les épisodes
catastrophiques avec morts, blessés et destruction de bâtiments
entrent dans notre histoire. L’échelle d’intensité
(ou échelle de Mercalli ou M.S.K initiales des initiateurs de
ce classement) permet une graduation des dommages, constatés
localement, exprimée en chiffres romains allant de I à
XII.
Ainsi, la magnitude (RICHTER) permet de quantifier l’énergie
du séisme à son foyer, alors que l’intensité
(MSK) permet de quantifier les effets en différents lieux.
Echelle des intensités
- Secousse non perceptible : la vibration
se situe au-dessous du seuil de la perception humaine.
- Secousse à peine perceptible : la
secousse est ressentie par quelques individus au repos.
- Secousse faiblement ressentie : la vibration
ressemble au passage d'un camion léger.
- Secousse largement ressentie : la vibration
est comparable à celle du passage d'un camion lourd.
- Réveil des dormeurs : les constructions
sont agitées d'un tremblement général.
- Frayeur : la secousse est ressentie par
tous, les meubles bougent, dégâts légers.
- Dommages aux constructions : on observe
des fissures et des chutes de cheminées.
- Destruction des bâtiments : les maisons
vétustes sont détruites, les autres sont endommagées.
- Dommages généralisés
aux constructions : de nombreux monuments et maisons s'effondrent.
- Destruction générale des bâtiments
: dommages aux ponts, barrages, chemin de fer, etc.
- Catastrophe : les dommages sont sévères
aux bâtiments bien construits, le terrain est déformé.
- Changement de paysage : toutes les structures
sont endommagées, la topographie est changée.
4. ETAT DES CONNAISSANCES 
4.1.
OBSERVATIONS QUALITATIVES
L’échelle d’intensité convient bien à
la comparaison des dommages engendrés par les séismes.
A des niveaux situés entre IX et X , sont classés les
grands séismes, dont parle l’information mondiale comme,
pour les plus récents, IZMIT 1999 (Turquie, 16000 morts) ou KOBE
en 1995 (Japon, 6000 morts).
Les séismes les plus fréquents s’échelonnent
entre I et V. Dans ce cas, même les constructions ordinaires ne
sont pas endommagées. Une banque de données nationales
SISFRANCE est consultable par tous sur Internet. Elle contient l’ensemble
des observations disponibles sur près de 6000 événements
ressentis en France depuis 1000 ans (soit 80000 observations locales)
La sismicité est plus concentrée sur plusieurs régions
:
• le sud-ouest pyrénéen avec la zone montagneuse
d’âge primaire et son avant-pays aux plissements d’âge
tertiaire,
• le sud-est alpin avec les plis alpins dans le Briançonnais
et l’arrière-pays niçois, où sont à
signaler en particulier les séismes de NICE 1564, MANOSQUE 1708,
, LAMBESC 1909 (intensité IX), VOLX 1913, QUEYRAS 1959, MIMET
1984 et ANNECY 1996, GRENOBLE (1962),
• le fossé rhénan d’âge tertiaire, les
Limagnes d’Allier et de Loire,
• le socle hercynien de Bretagne, Vendée, Poitou, Massif
central et sud ouest des Vosges
Les cœurs des bassins sédimentaires parisien et aquitain
sont très peu sismiques (CAEN 1775, BORDELAIS 1769…). La
Corse l’est très peu aussi malgré la dernière
manifestation de 1978 (magnitude 4,4)
4.2.
OBSERVATIONS QUANTITATIVES
Elles s’effectuent à partir de sismographes qui, selon
leur réglage, fonctionnent en vélocimètres, accéléromètres,
voire en appareil de mesure des déplacements). Ils enregistrent
l’amplitude des ondes au point de mesure.
Des méthodes de calcul permettent ensuite de remonter à
l’énergie libérée par le séisme en
surface et au foyer, c’est-à-dire à la magnitude
(RICHTER) ainsi qu’aux caractéristiques du mouvement à
la source. Il existe en France plusieurs réseaux de surveillance
pilotés par divers organismes nationaux basés à
Strasbourg, Marseille, Grenoble, Cadarache.
4.3.
PRINCIPAUX RESULTATS DES ETUDES
Les séismes se produisent, en général, le long
de failles existantes, qui peuvent être situées à
des profondeurs variables. Tout le monde a entendu parler de la faille
de San Andréa en Californie.
Les séismes les plus forts, bien que les plus rares, sont souvent
bien documentés, et l’on commence à corréler,
à l’aide de modèles mathématiques, les mesures
et les dégâts observés.
Les séismes de faible intensité sont, en général,
associés à des situations très locales. C’est
le cas le plus fréquent en France. Ils ont été
peu étudiés par le passé car ils nécessitent
une instrumentation technique développée. Aussi a -t-on
choisi le site de la moyenne vallée de la Durance qui inclut
Cadarache et qui comporte une faille reconnue, pour affiner les modèles
et les rendre plus efficaces dans l’application aux cas français.
Un réseau de 12 stations équipées de capteurs adaptés
certains aux très faibles mouvements d’autres aux plus
forts mouvements a déjà permis de recouper les résultats
des études géologiques classiques des couches souterraines,
des connaissances historiques et paléosismologiques de la région
ou encore des surveillances par satellite. Toute une série de
failles aux activités variées et de différentes
natures ont été cartographiées et étudiées.
Ainsi, pour le site de Cadarache, les plus importantes sont: la faille
de la moyenne Durance orientée SO/NE qui passe à environ
5 km à l’ouest de Cadarache et la faille du Luberon qui
est à 15 km. Les failles de Coste-Trévaresse et de la
montagne de Lure orientées Est -Ouest sont plus éloignées.
D’une manière générale, le mouvement des
sols et les dégâts dépendent :
• de l’éloignement par rapport
au foyer de séisme,
• des caractéristiques des vibrations (amplitude, fréquence,...),
• de la manière dont elles sont propagées dans les
sols. L’atténuation varie en effet avec le relief, la nature
des sols et leur plasticité; certains sont absorbants d’autres
peuvent amplifier.
Les conséquences en surface dépendent de la résistance
des constructions et des matériaux utilisés. Les constructions
qui prennent en compte la sismicité et que l’on appelle”
parasismiques” sont efficaces comme le montre la différence
des dégâts, à magnitudes égales, après
les séismes de San Francisco et d’Izmit.
La prise en compte de ces mesures ainsi qu’une recherche optimale
dans le choix du site ont permis de constater qu’il n’y
a eu pratiquement aucun dommage sur la série de centrales nucléaires
en opération au Japon au moment des séismes, alors que
le pays est connu pour sa forte sismicité.
Enfin, malgré les progrès réalisés dans
les 2 dernières décennies, une prévision même
à court terme n’est pas possible. A l’image de la
prévision météorologique qui a fait d’immenses
progrès avec l’introduction de modèles mathématiques
et l’extension du réseau de surveillance, peut-on espérer,
au moins, arriver au stade de l’alerte.
5. LA REGLEMENTATION FRANCAISE VIS A VIS DES SEISMES 
Dans le cas des risques naturels, l’objectif de l’Autorité
de Sûreté Nucléaire (DSNR) est de définir
des règles fondamentales de sûreté (RFS) de manière
à contenir ou à limiter la dispersion des matières
radioactives dans l’installation et dans l’environnement.
L’autorité de sûreté :
• détermine le séisme de référence.
Il s’agit du séisme maximum historiquement vraisemblable
(S.M.H.V.),
• définit le séisme majoré de sécurité
(SMS) en majorant d’un degré l’intensité attribuée
au S.M.H.V.
• calcule les accélérations auxquelles seront soumises
les installations et leur contenu.
Les règles évoluent avec l’avancement des
connaissances de façon à toujours améliorer la
sûreté tout en tenant mieux compte des réalités
physiques et techniques (application du principe ALARA : As Low As Reasonnably
Achievable - voir fiche GASN n° 1).
La dernière référence de la RFS concernant la prise
en compte du risque sismique a été adoptée en 2000,
elle est connue sous le nom de RFS 2000.
6. RISQUE DE DISPERSION DES MATIERES RADIOACTIVES EN CAS DE DEGRADATION
DU CONFINEMENT 
Les installations nucléaires et, notamment, les centrales électronucléaires
sont construites pour résister aux séismes en appliquant
les règles “parasismiques “ ; elles bénéficient
de l’avancée technique des connaissances élaborées
dans les laboratoires qui permettent notamment de faire des essais de
maquettes sur tables vibrantes (CEA/Saclay)
Dans l’éventualité d’un séisme majeur,
le public et l’environnement ne pourraient être affectés
que si il y avait libération de matières radioactives.
Ceci supposerait une dégradation du confinement suivi de processus
physiques et chimiques de transfert. Les scénarios possibles
ont fait l’objet d’investigations détaillées
et des études se poursuivent pour améliorer sans cesse
la pertinence et la précision des modèles physico-chimiques.
Selon le concept de la défense en profondeur, appliqué
dans toutes les INB, il existe toujours au moins 3 barrières
indépendantes entre les matières radioactives, l’homme
et son environnement. La barrière la plus externe est le bâtiment;
les autres barrières varient d’une installation à
l’autre. Pour les réacteurs de puissance la barrière
externe est l’enceinte de confinement.
Il faut donc examiner la résistance de chaque barrière
et sa cohérence avec les autres. Il ne pourrait y avoir un transfert
important hors du site que si la défaillance d’une (ou
plusieurs barrières) est accompagnée ou suivie d’un
incendie ou d’une explosion (chimique ou surpression). Pour chaque
INB, ces deux événements, qui ne sont pas liés
spécialement au séisme, font l’objet d’analyses
de sûreté approfondies qui tiennent compte de ce que les
transferts des matières, radioactives ou non, se font par l’atmosphère,
le sol et les eaux.
• Pour l’atmosphère, la distance
et les conditions météorologiques (force et direction
du vent, précipitations) sont des facteurs importants.
• Les transferts par le sol sont très lents.
• Pour les eaux, le temps nécessaire pour atteindre les
nappes présentes, le volume de ces nappes et la nature des sols
traversés sont connus et permettent de calculer dans chaque cas
le facteur de dilution apporté. Un transfert significatif ne
pourrait se faire que si le séisme a bouleversé l’écoulement
général des eaux. Ceci suppose une intensité telle
que bien d’autres dommages tellement plus importants seront causés
dans la région.
7. CONCLUSION 
Le risque sismique est géré, selon le principe de la défense
en profondeur, par utilisation de barrières successives calculées
pour résister au séisme de référence et
qui s’opposent au transfert des matières radioactives.
Simultanément, on recherche les moyens qui réduisent les
conséquences autant qu’il est” raisonnablement possible
de les concevoir” (démarche ALARA) en prenant en compte
l’avancée des connaissances. Ceci conduit à un réexamen
permanent et à une amélioration continue de la sûreté
des installations. C’est la meilleure manière de répondre
aux exigences croissantes et légitimes du public. Comme dans
bien d’autres domaines, on peut toujours être demandeur
d’un degré supplémentaire de maîtrise du risque
mais on bute toujours sur une limite. L’obtention d’un consensus
sur ces limites n’est possible que si l’information a été
correctement passée et convenablement assimilée par la
population.
De nombreuses centrales électro-nucléaires sont en service
dans des pays où sont survenus récemment des séismes
de très grande intensité (Japon en 1995, Taiwan en 1999).
Grâce aux précautions prises dans la conception, la réalisation
et l'exploitation des réacteurs, ceux-ci n'ont subit aucun dommage.
Aucune dispersion de matière radioactive n'est venue aggraver
le bilan catastrophique de ces séismes, sur les installations
classiques.
8. REFERENCES 
1) Dossier de presse CEA du 18/04/01 La tenue aux séismes des
installations de Cadarache
2) CLI Cadarache, rapport du groupe environnement du 11/00 Document
synthétique sur les séismes
3) Approche de la sûreté nucléaire (chapitre 2.1)
J. FAVRE – IPSN
4) Eléments de sûreté nucléaire (chapitre
10.1) J. UBMAN – EDP/sciences
ANNEXE
EXEMPLE D’APPLICATION PRATIQUE :
Gestion du risque sismique sur le site
de Cadarache
Pour le site de Cadarache où les expérimentations et
les recherches ont été particulièrement importantes,
l’application de la RFS 2000 intègre l’ensemble des
études les plus récentes provenant de toute la communauté
scientifique. Elle prend en compte un SMS de magnitude 5,8 à
environ 7 km du site, correspondant au SMHV, lui même défini
à partir du séisme observé à Manosque en
1708 et auquel on attribue une magnitude de 5,3 ainsi que le paléoséisme
de magnitude 7 à une distance d’environ 18 km, résultant
d’une étude de tous les paléoséismes de la
région (paléosismicité = étude des séismes
passés, grâce aux traces qu’ils ont laissées
dans les formations géologiques récentes). Ces événements
conduisent à retenir une intensité de IX pour le SMS.
Cette intensité est analogue à celle qui était
retenue précédemment mais repose sur des bases scientifiquement
plus solides
Le Centre de Cadarache a accueilli, dés le début des années
1960, des installations du CEA construites dans bien des cas en avance
sur les normes en vigueur à l’époque. C’est
pourquoi la façon dont le risque a été pris en
compte est traitée ici à titre d’exemple. Le CEA
procède au réexamen de la situation des installations
vis-à-vis du risque sismique, qui est le principal risque naturel
pour le site. Cet examen comporte une mise à jour des études
d’impact en cas de séisme et la définition d’actions
adaptées à chaque type d’installation. Le programme
de travail du CEA dans ce domaine fait l’objet d’une information
périodique à l’Autorité de Sûreté
Nucléaire (ASN).
On analyse ainsi les conséquences des séismes de référence
sur chaque installation. Quatre cas de figure en résultent:
• les installations à l’arrêt,
• les installations qui doivent être arrêtées
à court terme,
• les installations prévues pour fonctionner à moyen
ou long terme,
• les installations nouvelles.
Les installations à l’arrêt ne posent pas de problème
car les quantités de matières radioactives qu’elles
pourraient encore contenir sont très faibles. Aucun renforcement
n’est apparu nécessaire.
Les installations devant être arrêtées à court
terme, sont des installations anciennes qui seront arrêtées
d’ici 2008. L’action comporte deux volets:
• limiter au strict nécessaire la
quantité de matières radioactives, et procéder
en tant que de besoin à des renforcements,
• établir un échéancier d’arrêt
et, pour celles dont les fonctions sont indispensables à la poursuite
des programmes du CEA, prévoir leur remplacement par des installations
nouvelles, ceci en accord avec l’Autorité de Sûreté.
Les installations dont l’utilisation est nécessaire encore
pendant plus de 10 ans, font l’objet d’un programme de réévaluation
de sûreté comportant, après diagnostic, la définition
d’actions visant, si nécessaire, à renforcer leur
tenue aux séismes et à réduire les conséquences
d’un séisme à un niveau permettant d’éviter
le recours à des mesures d’urgence hors site. Ces actions
sont soumises à l’Autorité de Sûreté
pour approbation.
Les installations les plus récentes et, évidemment, les
installations futures, sont conçues pour résister au SMS
conformément aux règles en vigueur.
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