LES OUTILS DU PROGRAMME SIMULATION AU SERVICE DE LA
COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE ET DE L'INDUSTRIE (fiche n° 23)
J.P Visconti
| 1. INTRODUCTION |
2. TERATEC
2.1. LES PARTENAIRES DE LA RECHERCHE ET DE L’ENSEIGNEMENT
2.2. LES PARTENAIRES INDUSTRIELS UTILISATEURS
2.3. LES PARTENAIRES INDUSTRIELS FOURNISSEURS DE
TECHNOLOGIES : |
3. LE LASER MEGA JOULE
3.1. LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
3.1.1. L’Institut
Lasers et Plasmas (ILP),
3.1.2. L’Unité
Mixte de Recherche (UMR)
3.2. LES APPLICATIONS INDUSTRIELLES |
| 4. AIRIX |
| 5. CONCLUSION |
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1. INTRODUCTION
Après l’arrêt des essais nucléaires,
le CEA a pour mission de garantir à la France la pérennité
de capacité de dissuasion en s’appuyant sur le programme
Simulation.
Eléments clés du programme Simulation, les moyens
numériques TERA, les moyens expérimentaux comme le
laser mégajoule (LMJ) et son prototype la ligne d’intégration
laser (LIL), l’accélérateur à induction
de radiographie pour imagerie X (AIRIX) et son environnement constituent
des réalisations exceptionnelles par leurs caractéristiques
techniques et leurs performances.
Ils seront mis à disposition de la communauté scientifique
nationale et internationale conformément à la politique
d’ouverture de la DAM approuvée fin 2001 par le ministère
de la Défense :
Il est prévu d’organiser autour du centre DAM/Ile de
France le développement d’un pôle de compétence
sur le calcul hautes performances dans le cadre du projet TERATEC.
En Aquitaine, le CEA cherche à favoriser l’établissement
de liens entre ses propres équipes et installations laser
et le milieu industriel, monde de la formation et l’environnement
scientifique.
Enfin les moyens expérimentaux autour de AIRIX permettent
une ouverture sur l’université et sont utilisés
avec profit par les industriels.
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2. TERATEC
Ce projet, soutenu par le conseil général
de l’Essonne et le conseil régional d’Ile de
France, vise à associer les acteurs de la recherche, de l’enseignement
et de l’industrie dans le domaine du calcul haute performance.
Il a pour objet de proposer :
• un accès privilégié au
premier moyen de calcul en Europe
• des équipements de travail spécifiques performants
maintenus en permanence au meilleur niveau
• des équipements et des services complémentaires
pour l’accueil des start-up et des PME et PMI
• une formation à la simulation et aux technologies
de calcul haute performance
• une capacité d’évaluation et de développement
en matière de technologie
Les moyens de calculs hautes performances du CEA, regroupés
au CEA/DIF, vont voir augmenter leur puissance jusqu’à
plus de cent teraflops d’ici à 2010.
C’est dans ce cadre qu’est créé le Centre
de Calcul Recherche et Technologie (CCRT) dédié aux
applications civiles.
Un premier jalon avec la communauté scientifique a été
franchi en 2002 et 2003 avec une participation au projet Teraprot.
Ce projet associant chercheurs du CNRS, du CEA et du Centre National
de Ressource pour la bioinformatique, université Evry-Val
d’Essonne (Genopole d’Evry) visait à établir
une comparaison exhaustive des signatures protéiques de 70
protéomes. TERA a permis d’obtenir en une dizaine de
jours les résultats acquis précédemment en
un an.
Aujourd’hui on peut distinguer parmi les différents
partenaires du projet TERATEC :
2.1. LES PARTENAIRES DE LA RECHERCHE ET DE L’ENSEIGNEMENT
D’ores et déjà participent : universités
Versailles-St Quentin, Evry-Val d’Essonne, Ecole Centrale
de Paris, CNRS, Génopole, ONERA
Sont intéressés : INRIA, EPF, PARIS VI , Ecoles Normales
Supérieures Ulm , Lyon et Cachan, Laboratoire Bordelais de
recherche en informatique, université Reims-Champagne.
2.2. LES PARTENAIRES INDUSTRIELS UTILISATEURS
EDF qui utilise le calcul intensif pour la recherche et le développement
en particulier du nucléaire, la SNECMA et TURBOMECA.
D’autres tels l’IFP, RENAULT, PSA, la Compagnie Générale
de Géophysique sont intéressés.
Des PME et PMI.
2.3. LES PARTENAIRES INDUSTRIELS FOURNISSEURS DE TECHNOLOGIES
En plus des fournisseurs de matériels et de logiciels, sont
impliqués dans le développement de ce pôle d’excellence
: Hewlett-Packard , BULL, des PME et PMI.
La société IBM France est aussi intéressée.
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3.
LE LASER MEGA JOULE
Le laser megajoule (LMJ) et son prototype la ligne d’intégration
laser (LIL) mettent leurs performances à la disposition
de la communauté scientifique européenne qui disposera
alors de moyens expérimentaux uniques dans le monde : le
LMJ sera en effet vers 2010 le plus puissant laser existant avec
le NIF (National Ignition Facility) américain.
De plus la construction, le développement et le maintien
de cet outil auront un impact industriel très important.
3.1. LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
La LIL et le LMJ ouvriront aux chercheurs un champ d’investigation
nouveau dans des disciplines fondamentales telles que la physique
des plasmas, la physique atomique des ions multichargés,
l’interaction rayonnement-matière, la physique nucléaire…
Les domaines d’application sont aussi très divers
:
• recherche sur la production d’énergie
par fusion thermonucléaire contrôlée
• simulation des phénomènes rencontrés
en astrophysique dans le soleil et, plus généralement,
dans les étoiles (naines blanches et explosion des supernovae)
• domaine des hautes pressions accessible au LMJ représentatif
des conditions thermodynamiques régnant à l’intérieur
des planètes (la Terre en particulier)
Cette potentialité de recherche et la politique d’ouverture
du CEA ont été très bien accueillis par la
communauté scientifique et dès 2003 le CEA, l’Université
de Bordeaux 1, l’Ecole Polytechnique et le CNRS ont mis en
place deux entités :
3.1.1. L’Institut Lasers et Plasmas (ILP)
Structure nationale ayant pour rôle la fédération
et la coordination de l’activité des laboratoires nationaux
dans les domaines lasers et plasmas denses et chauds, l’organisation
des relations avec les communautés civiles et les expériences
ouvertes, la promotion et l’organisation de la valorisation
et du transfert industriel, des actions d’enseignement et
de formation. 3.1.2. L’Unité Mixte de Recherche (UMR)
3.1.2. L’Unité Mixte de Recherche (UMR)
Structure régionale de recherche, qui effectuera des travaux
en collaboration sur des thèmes précis, d’une
part sur les plasmas denses et chauds, d’autre part dans des
domaines de l’optique et des lasers.
Elle permettra une ouverture entre scientifiques du CEA, de l’Université
et du CNRS.
De plus un projet indépendant des programmes de défense
: le Laser Petawatt couplé à la LIL permettra à
la France de se placer remarquablement pour aborder les problèmes
de domaine de physique encore inexploré, citons par exemple
: les processus d’allumage rapide des réactions thermonucléaires
qui intéressent l’astrophysique ou la physique nucléaire.
3.2. LES APPLICATIONS INDUSTRIELLES
La nécessité d’assurer pendant une
longue période le fonctionnement du LMJ à son niveau
optimal impose de disposer dans un proche environnement d’un
tissu technologique spécialisé entraînant des
activités de recherche et de développement dans le
domaine de l’optique et des lasers : on attend des retombées
industrielles des technologies (nouveaux matériaux, polissage
diamant, physique des surfaces) et de nouvelles applications.
Cet ensemble industriel impliqué dans la construction et
les matériaux du LMJ participera avec l’ILP, l’UMR
et le CEA à la constitution de la « ROUTE DES LASERS
» autour du CEA/CESTA.
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4. AIRIX
Le Polygone d’Expérimentation de Moronvilliers (PEM)
réalise des expérimentations de détonique pour le programme
de simulation Il est doté à cet effet de différents instruments
(AIRIX en particulier) pour observer la matière en mouvement, caractériser
la cinématique des phénomènes et mesurer différents
autres paramètres physiques (pression, température). L’optimisation
de ces moyens et la mise au point des techniques associées exigent des
études qui ont conduit à bâtir des collaborations suivies
(thésards) avec l’Université de Champagne Ardenne.
Le PEM réalise également des mesures au profit d’applications
industrielles exigeant la maîtrise de mécanismes évolutifs
et brefs : qualification d’air-bag de voiture (NCS pyrotechnie),
observation du développement de fissure sur un pare-brise
(ST GOBAIN).
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5. CONCLUSION
Le programme de simulation de la Direction des Applications
Militaires du CEA, bien que destiné à la conception,
à la réalisation et à la garantie de la dissuasion
nucléaire française, permettra de mettre à
disposition de la communauté scientifique des instruments
uniques pouvant autoriser des progrès considérables,
dans la recherche en particulier. Le développement de ces
différents outils nécessitera de faire appel à
tout un tissu industriel et favorisera ainsi une dynamique économique.
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