NUCLEAIRE
= ECONOMIES
(Fiche
N°4 - novembre 2000)

1.
Une économie en devises
Le
nucléaire exploité par EDF (58 tranches) permet l'économie
annuelle de 88 millions de tonnes de pétrole brut (*) soit
650 millions de barils (1 baril = 136 kg).
A titre
d'exemple : le 20 septembre 2000, le cours du baril était de
37 $, celui du dollar était de 7,20 F. En projetant ces valeurs
sur une année, l'économie à l'importation que
réaliserait la France par rapport à une production "tout
pétrole" (ex. : l'Italie) s'élèverait à
: 24,1 Milliards de
$ soit 188 Milliards de francs (somme équivalente
à la moitié du budget 2001 de l'Education Nationale).
Le
17 octobre, le Président d'EdF a indiqué que sans le
nucléaire, la répercussion de la hausse du pétrole
aurait d'ores et déjà conduit à une augmentation
de 15% sur le prix du kWh industriel avec sa conséquence inflationniste
sur l'économie.
Les dernières
années où le pétrole était très
bon marché (il est descendu à 10 $ le baril en 1998),
les pays producteurs n'ont pu faire les investissements souhaitables
de sorte que la possibilité d'une augmentation notable de leur
production est compromise (cf. "Le Nouvel Economiste" Sept. 2000).
La demande mondiale reste très forte, l'Irak est toujours sous
embargo et la crise du Moyen Orient vient ajouter au pessimisme. Il
est donc bien improbable d'assister à une baisse sensible du
prix du pétrole. Il en est de même du cours du Dollar.
La note
des particuliers se chauffant en grande majorité au fioul risque
d'être élevée. Le gaz augmente et augmentera encore.
L'électricité est la seule énergie à avoir
baissé ces dernières années en France.
Pour
économiser le fioul consommé par les transports, on
découvre (!) le ferroutage. Lorsque les moyens ferroviaires
européens le permettront, il faudra beaucoup d'électricité
pour faire rouler les trains… Pour très longtemps encore, il
n'existera pas de solution plus réaliste que le nucléaire
pour produire l'électricité à prix compétitif
et en quantité.

2.
Une économie en CO2
Les
rejets de gaz à effet de serre préoccupent à
juste tire les populations et les gouvernants dont beaucoup s'étaient
imposés à Kyoto une baisse sensible de leurs rejets
de dioxyde de carbone (CO2), une résolution qui
n'a pas encore été appliquée.
Le CO2
résulte de la combustion de tous les produits fossiles (charbon,
fioul, gaz) et végétaux (bois, biomasse). C'est irrémédiable
: 1 atome de carbone brûlé donne une molécule
de CO2, y compris bien entendu pour le gaz dont certains
s'obstinent à dire qu'il n'en est rien.
Ce qu'on
ne dit pas : grâce au nucléaire, 50% de CO2
sont évités.
Annuellement
en France, la production électrique d'origine nucléaire
est d'environ 400 milliards de kilowattheures, elle économise
:
- 190
millions de tonnes de CO2 si la même énergie
provenait du gaz,
- 280
millions de tonnes de CO2 si la même énergie
provenait du fioul,
- 460
millions de tonnes de CO2 si la même énergie
provenait du charbon,
La comparaison
des taux d'émission de CO2 par les pays européens
montre que seule la Suède fait mieux (de peu) que la France,
mais l'application (toujours repoussée) de la décision
d'abandonner le nucléaire plane toujours sur ce pays. Si souvent
cité par les écologistes pour l'exploitation des éoliennes,
le Danemark fait piètre figure en étant l'avant-dernier
de l'Europe.
3. Une économie de marées noires
88,5
millions de tonnes de pétrole économisé, cela représente
beaucoup de transports sur les océans. Pour la France seule et
par an, c'est le contenu de :
- 2200
ERIKA,
- 356 AMOCO
CADIZ
Le contenu
d'un ERIKA correspond à :
- 1 jour
de production d'une tranche nucléaire,
- 2 jours
de production d'une centrale au fioul.
Combien
de marées noires ont déjà été évitées ?!
4. Conclusion
Sans
le nucléaire, on déplorerait :
- une note
en devises insupportable pour l'économie française,
- une production
de CO2 prohibitive,
- un risque
de pollution des océans encore plus élevé qu'il
l'est actuellement,
- un
épuisement accéléré des réserves
fossiles qui sont si stupidement brûlées au détriment
des générations futures.
C'est
un bilan impressionnant qui mérite d'être mieux connu.
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* Source : Mémo
1999, p 38, + Inf Ut 1983, pp 36/37