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FAQ 3 –- Les risques de la radioactivité

  1. La radioactivité est-elle dangereuse ?
  2. Qui a peur du nucléaire ?
  3. Quels ont été les accidents nucléaires ?
  4. L'accident de Tchernobyl a-t-il fait des victimes en France ?
  5. Pourquoi distribue-t-on des pastilles d'iode autour des centrales ?
  6. Qu'est-ce que le radon ?

3-1 La radioactivité est-elle dangereuse ?

Ni plus ni moins que d'autres phénomènes naturels, car tout est relatif :
- sortir par un beau soleil un matin d'hiver est parfaitement réconfortant, rester deux heures, nu, dans le désert est mortel ;
- se réchauffer près d'un radiateur ou face à une cheminée est très agréable, être pris dans un incendie est une mort atroce ;
- se désaltérer d'un grand verre d'eau fraîche est délicieux, boire trois litres d'eau d'un trait est mortel, etc.

L'homme vit depuis son origine dans l'ambiance radioactive entretenue par les rayonnements cosmiques et les matériaux terrestres (y compris son propre corps et les aliments qu’il consomme). Il supporte le rayonnement des appareils de radiographies médicales.
Mais, bien sûr, il souffre de brûlures sous de fortes doses de rayonnement ionisant, pouvant entraîner la mort, tout comme par le rayonnement du soleil ou par le feu, ou bien encore par un produit chimique (acide).

L’électricité nucléaire est, par MWh produit, la moins dangereuse pour l’homme, avec l’hydroélectricité. Mais la manipulation d’opinion par les antinucléaires crée des angoisses incontrôlées, comme la peur du loup pour les enfants : les chiffres sont infimes, rien à voir avec les conséquences des accidents d’exploitation du charbon dans les mines de Chine ou d’Ukraine, ni – pour ce qui nous concerne en France – des dégâts du tabac, de l’alcool, et de la conduite automobile !

3-2 Qui a peur du nucléaire ?        

Les bombes de Nagasaki et Hiroshima ont porté à la connaissance du public l'importance de la découverte de la radioactivité jusqu'alors réservée à quelques scientifiques et experts médicaux. Depuis le Général de Gaulle, tous les responsables politiques français ont maintenu la même posture de la dissuasion : le nucléaire constitue la défense ultime contre un agresseur plus armé. Pour être efficace, cette dissuasion doit être crédible. Après les essais de Reggan et Mururoa, c’est le programme SIMULATION qui en apporte aujourd’hui la démonstration (voir fiche).

Bien qu’il n’y ait pas d’explosion nucléaire de réacteur (l’explosion du réacteur de Tchernobyl était de nature chimique (voir fiche), tout comme celles qui se sont produites à Fukushima (voir fiche), la lente disparition de la radioactivité des sites pollués (gouvernée en gros par le césium-137, dont la période de demi-décroissance est de 30 ans) introduit une angoisse de « déportation » de la population. Seules des catastrophes écologiques de grande ampleur (hydraulique : rupture de barrage ; chimique : catastrophe type Bhopal, empoisonnement des eaux par les métaux lourds (mercure, plomb) peuvent créer des émotions comparables.

3-3 Quels ont été les accidents nucléaires ?        

Des réacteurs nucléaires civils ont fonctionné depuis les années 1950. Il y en a en 2010 environ 450 en service dans le monde ; certains ont connu des accidents de fusion partielle du cœur, et on déplore avec Tchernobyl (voir fiche) et Fukushima (voir fiche) deux catastrophes ayant entraîné une évacuation de la population avoisinante. Bien que les deux catastrophes soient survenues sous des régimes politiques différents, on peut constater que leur cause fondamentale est l’absence d’une autorité de sûreté compétente et responsable, comme définie en France dans la loi Transparence et Sûreté Nucléaire.

Les événements survenant dans les installations nucléaires sont classés suivant l'échelle INES, qui compte sept niveaux (voir fiche). Outre les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima classées au niveau 7 (le plus élevé), on note l’accident de Kyshtym en URSS classé au niveau 6 (explosion d'une cuve de produits de retraitement à l’usine Mayak - 1957) ; l’incendie d’un réacteur graphite gaz (Windscale, Grande-Bretagne -1957), classé au niveau 5 ; l’accident de Three Mile Island (USA, Pennsylvanie -1979) classé au niveau 5 – sans conséquence sur les opérateurs ni l'environnement. En France, l’accident le plus important a été les fusions partielles des cœurs des réacteurs N°1 en 1969 et N°2 en 1980 de Saint-Laurent-des-Eaux, classées chacune au niveau 4. Malgré des accidents très médiatisés, le degré de sûreté des installations nucléaires dans le monde est tel qu’il en fait une des énergies les plus sûres pour les travailleurs, la population et l’environnement, par MWh d’énergie produite, à égalité avec l’hydroélectricité.

3-4 L'accident de Tchernobyl a-t-il fait des victimes en France ?

Dans l'état actuel des connaissances, la réponse est non, mais il restera toujours très difficile de le démontrer en raison du nombre infime de pathologies par rapport aux aléas de la vie de la population (il meurt environ 540.000 personnes chaque année en France). (voir 2 fiches :  A , B).
Après un parcours de plus de 2000 km, le panache radioactif qui a atteint la France était très dilué. Les mesures effectuées ont démontré que la contamination atmosphérique était inférieure aux normes sanitaires universellement reconnues. Les seules pathologies qui se sont manifestées de façon évidente dans les pays limitrophes (Biélorussie, Ukraine, Russie) sont des cancers de la thyroïde, qui sont apparus à partir de 1991 chez les enfants exposés très jeunes (voir fiche d’actualité).
Pour la Franche-Comté, l’étude épidémiologique a permis de conclure :
« 1. Nous ne mettons pas en évidence de variation significative du cancer de la thyroïde de l'enfant, ni dans le temps ni dans l'espace.
2. Nous concluons à une augmentation significative du diabète insulinodépendant de l'enfant avec le temps, compatible avec les tendances européennes…"
Ainsi, cette étude n’a pas été inutile, puisqu’elle a permis de confirmer une autre pathologie que celle recherchée, mais due à d’autres causes que la radioactivité !

3-5 Pourquoi distribue-t-on des pastilles d'iode autour des centrales ?

En cas d'accident majeur, des gaz radioactifs pourraient s'échapper des installations gravement endommagées, dont de l'iode-131. En tant qu’iode, lorsqu'on le respire, cet isotope se fixe sur la glande thyroïde, notamment des jeunes enfants en pleine croissance. Si la quantité fixée est importante, et au bout de plusieurs années, l'iode radioactif peut induire un cancer.

Or la glande thyroïde a une capacité limitée de fixation de l'iode. L'absorption de pastille d'iode stable, dès l'annonce d'un risque de libération d'iode radioactif, a pour but d'obtenir rapidement la saturation de la thyroïde et ainsi de protéger les individus contre la fixation de l’iode radioactif.

Mais, attention ! cette contre-mesure est à appliquer avec discernement, car l’absorption d’iode entraîne des troubles de l’organisme.

3-6 Qu'est-ce que le radon ?

Le radon est un gaz radioactif produit en permanence dans la nature par la désintégration du radium, lui-même issu de la désintégration de l'uranium. Normalement, ce gaz est dispersé dans l'atmosphère, mais dans les lieux mal ventilés (grotte, galerie de mine, ou cave) des terrains granitiques, ce gaz plus lourd que l'air peut s'accumuler.

Le gaz radon en lui-même n'est pas particulièrement dangereux, mais en se désintégrant à son tour, il produit des descendants solides émetteurs alpha qui peuvent se fixer dans l'organisme (poumons, voie digestive), avec une potentialité à long terme de générer des lésions.
Il est donc prudent, dans les régions granitiques, d'assurer une bonne ventilation si l'on doit séjourner très longtemps dans les parties basses des habitations (voir fiche).

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