Le Thorium

Le thorium a été considéré depuis le développement de l’ère nucléaire comme un combustible potentiel pouvant compléter, voire se substituer, à l’uranium dont on pouvait craindre à l’origine la rareté. En effet, ce matériau est environ 4 fois plus abondant dans la croûte terrestre.

Cependant, le thorium naturel existant sur terre (232Th), malgré ses qualités, ne peut pas constituer une véritable alternative à l’uranium comme combustible nucléaire car il ne possède pas naturellement d’isotope fissile. Il permet simplement d’en générer un, l’uranium (233U) dans un réacteur nucléaire.

Un combustible nucléaire au thorium offrirait cependant des perspectives intéressantes dans la surgénération grâce à des réacteurs à neutrons lents d’un type nouveau qui nécessiterait beaucoup moins de matière fissile que celle nécessaire pour les réacteurs à neutrons rapides classiques.

Toutefois, malgré l’existence d’exemples concrets d’utilisation du thorium en réacteur dans le passé, et plus récemment dans un programme indien (PFBR : Prototype Fast Breeder Reactor), l’expérience industrielle sur ce cycle reste aujourd’hui limitée. Elle est même pratiquement inexistante sur l’aval du cycle (traitement et recyclage).

Pour en savoir plus :

QR_DDA_06_Thorium.png
lien vers la fiche argumentaire :

https://www.energethique.com/file/ARCEA/Argumentaire/Fiche_DDA_06_Thorium.pdf



Glossaire

"Combustible nucléaire"

Matière fissile utilisée dans un réacteur pour y développer une réaction nucléaire en chaîne.
le combustible neuf est constitué d'oxyde d'uranium enrichi en uranium 235
(entre 3 et 4% dans le cas des réacteurs à eau sous pression).
Après utilisation dans un réacteur nucléaire, on parle de combustible irradié

PFBR

Prototype Fast Breeder Reactor